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Non je ne vous parlerai pas de politique!
La catastrophe présentée ici est toute autre (quoique...)
CASINO ROYALE est le 21 ème James Bond au cinéma et l'on aurait pu espérer que la majorité acquise, la franchise se montre adulte, responsable et respectable
Las...James bond nous fait sa crise d'adolescence avec retard
Le film commence bien, si l'on excepte les 5 premières minutes en noir et blanc
Oui parceque j'ai payé ma place 8 euros c'est quand même pas pour me taper un film en noir et blanc; et le budget du film est quand même d'approximativement 150 millions de dollars, avec ça, ils pouvaient tout de même se payer de la couleur
Bon passons! ça ne dure que 5 minutes et puis ça permet à nos yeux de s'acclimater au nouveau James Bond
bah oui parceque une fois la couleur revenue, il vous tape à l'oeil le nouveau James; il est tellement blond que quand le soleil donne sur ses cheveux ça fait réflecteur!
Et puis il est plus petit que les anciens (sauf Timothy Dalton) du coup au début on le voit pas à l'image...faut penser à baisser les yeux..on se croirait un peu dans "ou est Charlie?"
C'est Daniel Craig qui joue ce nouveau James Bond, et force est de constater qu'il s'en tire plutôt bien, même si, comme dirait une amie, "il est monoexpressif"
Ah oui c'est vrai! chez Daniel les sourires se comptent sur les doigts d'une main passée dans un Sanibroyeur mais à la différence du maître es-paralysie faciale -j'ai nommé Steven Seagal-on devine que Daniel, il peut le faire!
Sinon, Daniel, il est beau, il est musclé, il est blond...mais comme la James Bond Girl est Brune ça compense...
Je disais donc que le film part plutôt bien avec, en entrée, une fabuleuse (si si vraiment) scène de poursuite, pleine de cascades et de fusillades; du travail léché, sans fioriture, sans effets spéciaux gerbeux
Ensuite c'est plus calme, normal c'est l'exposition des personnages, la mise en place de l'intrigue, des grosses voitures, du fric qui déborde des valises, des visages patibulaires, des belles filles, des sourires énigmatiques, des grimaces à faire froid dans le dos.
Ensuite, c'est encore plus calme, normal il faut bien montrer les paysages des pays où le film à été tourné question de contrat avec les gouvernements
Ensuite c'est encore encore plus calme, normal, il faut bien nous montrer les logos des marques qui sponsorisent le film
Ensuite c'est toujours aussi calme, et là ça devient inquiétant:
On a bien eu une tentative de partie de jambe en l'air avec une pouffiasse à l'accent italien insupportable (j'ai même cru un instant que c'était Belluci qui doublait) mais très vite James à préféré lui commander du champagne et se tirer (tient vas y ma cocotte pendant que tu bois moi je me casse)
En même temps on le comprend, car plus tard on la retrouve morte dans un filet de pêche et l'on se rend compte que même les crabes n'ont pas voulu d'elle...
Il y a bien quelques dialogues rigolos qui nous permettent de patienter mais 3 blagues carambar sur 2h15 de film c'est un peu léger
Alors on se prend à espérer; à chaque nouvelle scène, on prie pour que James dégaine, qu'il explose, disperse, ventile façon puzzle!
Vain espoir; là ou James Cameron aurait déja fait péter 3 fois la planête, Martin Campbell s'endort sur sa pellicule un peu trop persuadé que voir James Bond enfiler un smoking sur mesure suffit à nous faire bander
Non Martin, Daniel Craig s'extasiant qu'Eva Green -la fille de Marlène Jobert- ait pu, d'un seul coup d'oeil, deviner ses mensurations ne nous fait pas bander !!!!
Pour être franc, c'est même l'inverse! A ce stade du film on débande sévère et malheureusement ce n'est pas fini.
Vient alors la partie de poker...
Censée être le clou du film, elle imprime près de 20 minutes de pellicule et peut se vanter d'être la partie de carte la plus chiante de l'histoire du cinéma.
Chiante et totalement confuse, à tel point qu'un personnage secondaire doit nous expliquer ce qui se passe, cette partie de carte finit de nous faire bander mou et nous achève littéralement...mais je ne doute pas que patrick BRUEL l'ait trouvée formidable...ça doit bien être le seul!
Vous pensez que l'on a atteint le fond de la connerie cinématographique?
Pas du tout!
Le méchant mort, après avoir frappé plusieurs fois sur les testicules de James Bond avec une corde...
(si si je n'invente rien!) (bon il est pas mort d'avoir tapé les couilles de 007, il est mort parcequ'il a préféré lui taper les roubignoles plutôt que s'enfuir, oui parce que "Le Chiffre" le grand méchant de l'histoire, est le premier méchant Bondien à avoir un quotient intellectuel frisant le zéro absolu et le premier méchant Bondien à avoir des ennemis plus effrayant que lui)
...on enchaine les plans Bachelor: James et la fille à l'hopital (ou James se repose les roubignoles), James et la fille sur un bateau, James et la fille à la Plage, James et la fille sur un bateau à Venise, James et la fille dans un hôtel à Venise...
Encore 15 minutes de pellicule gâchée
Et enfin! Enfin! Alors que le film se termine et qu'il ne reste que 5 minutes de pelloche Kodak, v'là James Bond qui se réveille, qui réalise qu'il a été berné et qui dégomme tout ce qui passe à sa portée dans une scène abracadabrantesque ou on tente de nous faire gober que l'on vient d'assister au plan le plus machiavélique du monde
Les producteurs se rendant finalement compte qu'il n'y pas eu assez d'explosion dans le film on décidé de claquer approximativement 10 millions de dollars dans la séquence finale.
Ohhh, rassurez vous! Pas pour se payer des acteurs dignent de ce nom; Queneni, simplement pour que l'on voit James Bond détruire une maison en plein coeur de Venise
Et puis ensuite James Bond pleure, James Bond se gratte la seule couille qui lui reste, James Bond traite de garce la fille de Marlène Jobert et James Bond part vers de nouvelles aventures.
Conclusion: Quand je repense à ce film je me dis que l'on devrait attacher Martin Campbell nu sur une chaise sans fond et lui battre les couilles jusqu'à ce qu'il en crêve!
Tony
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